Comment Israël a liquidé Abou Jihad en 1988

Mercredi 20 avril 1988. Une marée humaine envahit l’immense camp de réfugiés de Yarmouk, au sud de Damas. Sous un soleil de plomb, des centaines de milliers de Palestiniens acclament la dépouille fleurie d’Abou Jihad, assassiné quatre jours plus tôt, à Tunis, par un commando israélien. En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la situation s’embrase un peu plus. La rue palestinienne, qui vient de lancer sa première Intifada, redouble de colère. Elle vient de perdre l’une de ses figures historiques.